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 Le cas VINCENT LAMBERT

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MessageSujet: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyLun 08 Juin 2015, 14:03

8 juin 2015

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La décision de la Cour Européenne des droits de l’Homme permettant la mise à mort de Vincent Lambert  par interruption de son alimentation et de son hydratation constitue une victoire  pour les partisans et les médecins acteurs de l’acharnement euthanazique.

Elle marque une triste régression vers les barbaries totalitaires du monde moderne. L’AGRIF qui a constamment soutenu le combat des parents de Vincent Lambert et de ses avocats continuera plus que jamais sa lutte pour le respect de la vie innocente contre le racisme anti-humain.

___________________

Personnellement, j' ai signé une pétition pour " le maintien de sa vie " , n'est ce pas les parents qui doivent décider et si Dieu le garde en vie peut-être il a un dessein ! ?

Bref mes chers amis et amis, dites votre avis et surtout que le mien ne vous influence pas, je respecte tous les avis car après tout suis je dans la Vérité ??? !!!


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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyLun 08 Juin 2015, 14:18

Sa femme et les médecins veulent mettre un terme à son coma irréversible depuis cinq ans. Ses parents et la justice s'y opposaient. Le Conseil d'Etat a validé mardi l'arrêt des soins prodigués à Vincent Lambert. Il a ainsi estimé que la décision d'arrêt des soins prise par l'équipe médicale du CHU de Reims s'inscrivait dans le cadre de la loi Leonetti de 2005 qui proscrit l'acharnement thérapeutique.
 
C’est très impressionnant. Ses yeux, la plupart du temps inexpressifs ou clos, suivent parfois le visiteur, par saccades, lorsque celui-ci se déplace autour de son lit. Un bruit peut les faire subitement cligner. Une voix familière ou une émotion palpable dans la chambre, et voilà que des larmes s’en échappent. Son corps réagit aussi, tout entier, à l’environnement. Un pincement le crispe, un claquement de porte provoque un sursaut. Un inconfort physique et Vincent Lambert gémit. Glaçant.

Pendant des mois on pouvait penser que, du jour au lendemain, il allait se réveiller, comme ça, d’un coup. Il a fallu un certain temps à ses proches pour comprendre ce qu’était un « état de conscience minimale », appelé aussi « état pauci-relationnel ». C’est la « mémoire inconsciente » du corps qui s’exprime, pas une « mémoire émotive intellectualisée ». Au CHU de Reims, l’équipe médicale du pôle Autonomie et santé – l’unité pauci-relationnelle comporte huit lits –, dirigée par Eric Kariger, va tout tenter pour faire [......] ce diagnostic, avec le soutien de Rachel, la femme de Vincent Lambert. « On est allé loin, loin, loin, dit Eric Kariger, mais on pratique une médecine humaniste, d’humilité, avec parfois la mort au bout. » Loin, depuis cet accident sur la petite route de 17 kilomètres que Vincent emprunte, un matin de septembre 2008, pour gagner son lieu de travail. La route est déserte, mais il perd le contrôle de sa voiture. A 32 ans, récemment marié et père d’une petite fille de 3 mois, il est infirmier dans la section psychiatrique de l’hôpital de Châlons-en-Champagne : il a consacré son mémoire de fin d’études à la maltraitance des personnes âgées. « Il racontait, fasciné, les cas les plus trashs, se souvient François Lambert, son neveu. Il me disait, à moi comme à d’autres, qu’il ne pourrait pas vivre diminué, comme un légume. Il avait d’ailleurs horreur, dans l’existence courante, de dépendre de quelqu’un. » C’est au CHU de Longwy, où il a d’abord exercé, qu’il a rencontré Rachel, elle-même infirmière.


Le jeune couple habite un village de cinq cents habitants. Vincent et Rachel sont plutôt casaniers. Vincent a quelques potes, le billard, les DVD. Il aime les émotions fortes, le ski, les films de Werner Herzog. Ses proches louent son intelligence, sa finesse de raisonnement. « Il était sensible et avant tout discret. Il ne s’étendait pas sur les autres et sur leur vie. Il y avait chez lui plus de place pour la fascination que pour les explications », poursuit son neveu.Vincent est issu d’une famille aux convictions marquées. Membres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X fondée en 1970 par l’évêque intégriste Mgr Lefebvre, ses parents l’envoient dans un collège traditionaliste, d’où il ne sort que trois fois l’an. Ses huit frères et sœurs sont en partie élevés à la même enseigne. Puis Vincent intègre les scouts. Il est renvoyé du collège, coupable d’une fugue dont le but était de fuir les sentiments hors la loi d’un homme d’Eglise, qui ne fut pas poursuivi. A l’époque, ses parents militent aussi dans l’association Laissez-les vivre, qui combat la loi Veil sur l’avortement. Ils s’engageront, plus récemment, contre le mariage pour tous. Vincent apprendra la véritable identité de son père biologique. « Il affirmait n’avoir jamais eu de crise d’adolescence, se rappelle François Lambert, même s’il s’était beaucoup rebellé. Mais il renia la Fraternité. » Son mariage achève de le libérer de cet univers, même s’il se rend avec plaisir aux grands événements, naissances et noces, où se retrouvent deux cents oncles, tantes et cousins. Les banquets durent six heures, et Rachel, le cas échéant, sait tenir tête à sa belle-mère.

Fin 2012, l'équipe médicale constate qu'il n'y a plus d'espérance rationnelle

Depuis l’accident de septembre 2008, elle rend visite chaque jour à son mari, le plus souvent avec sa petite fille. Les parents de Vincent habitent dans le Sud ; les voyages sont devenus éprouvants, ils viennent à Reims quatre ou cinq fois par an. Vincent Lambert est d’abord soigné à Reims, puis à l’hôpital maritime de Berck, très pointu dans la science de l’éveil des blessés du crâne. Mais au bout de trois mois, son état est identique. Retour à Reims. Peu après, Rachel trouve le financement – 10 000 euros – pour un séjour dans le célèbre centre de recherche Coma Science Group, à Liège (Belgique). Là, les médecins confirment le « degré sévère » de l’état neurologique de son mari. Ils proposent l’euthanasie, que Rachel refuse. Suivront à Reims 90 séances d’orthophonie sans parvenir à établir un code de communication fiable avec le patient, comme par exemple « oui-non ». Ses réactions sont sans liens, incohérentes d’un jour sur l’autre. Dans le langage des médecins, Vincent Lambert n’a pas de vie « interhumaine ». Fin 2012, l’équipe médicale constate qu’il n’y a plus d’espérance rationnelle. « Il est atteint d’une maladie grave incurable, avec une vie pauci-relationnelle qu’on qualifie d’émotive, estime le Dr Eric Kariger, qui ajoute : le miracle, en médecine, est généralement une erreur de diagnostic. » Lui et son équipe constatent de surcroît que Vincent Lambert marque une opposition régulière aux actes de soins quotidiens, quel que soit le soignant qui les pratique. Lors de quelques séances de « mise en fauteuil », il se rétracte ou se laisse même parfois tomber.


En février 2013, l’équipe soignante engage un protocole de fin de vie pour Vincent Lambert, en accord avec sa femme et l’appui de l’article 37 du Code de déontologie médicale, qui parle de « s’abstenir de toute obstination déraisonnable ». Mais les beaux-parents de Rachel sont tenus à l’écart. « Mea culpa, dit le Dr Kariger. Je les ai appelés, je les ai préparés, mais c’était trop tard, et je n’ai jamais retrouvé leur confiance. » Six des frères et sœurs de Vincent acceptent ses excuses et intègrent ce projet de fin de vie. Pas les parents ni deux autres enfants qui appartiennent à la Fraternité. Des sites traditionalistes, tels que Riposte catholique, s’emparent de l’affaire, « une mise à mort ». « J’en ai pris plein la figure ! » se rappelle Eric Kariger. A Rachel, qui est quotidiennement au chevet de son mari et n’a pas refait sa vie, on explique qu’elle n’a qu’à divorcer…

Mai 2013. Le protocole de fin de vie est interrompu, par référé au tribunal administratif de Châlons. Il est en place depuis trente et un jours. « Voyez cette rage de vivre ! » clame alors Me Triomphe, l’avocat des parents de Vincent. Mais l’équipe médicale a maintenu une légère hydratation « pour laisser partir Vincent Lambert sans que cela aille trop vite », comme l’explique le Dr Kariger. « Ce n’est pas un soin barbare, ajoute-t-il. On a tout le savoir-faire pour maîtriser les inconforts ou les douleurs qui en découlent. »

Une seconde réflexion est engagée en septembre 2013, à laquelle on intègre cette fois les parents et les enfants. Trois médecins du service en font partie, quatre autres viennent d’ailleurs. Six de ces praticiens donnent leur aval, confortés par l’avis du groupe régional d’éthique. Et huit des onze proches approuvent, en produisant des attestations, écrites sur l’honneur, des souhaits de Vincent. Aux yeux de ses parents, cependant, Vincent Lambert est simplement handicapé, en aucun cas atteint d’une maladie incurable. Témoins ces signes de vie incessants et probants sur son lit d’hôpital, qu’ils aiment à photographier. Ces signes, François les résume ainsi : « On a toujours l’impression que Vincent a des réactions, on a toujours envie de les interpréter dans un sens qui nous arrange, ou de se dire qu’il a des envies, qu’il est avec nous. »

Jeudi 16 janvier, le tribunal administratif ordonne une seconde fois la fin du protocole. Me Triomphe se félicite de ce que la médecine n’a pas le dernier mot, tandis que Me Lorit, défenseur du neveu de Vincent, s’insurge qu’on ne tienne pas compte des consignes du patient. A quoi Me Triomphe réplique : « Ce qu’on dit en bonne santé peut être remis en cause par soi-même sur un lit d’hôpital. » L’équipe soignante estime que cette « obstination déraisonnable » est, pour le patient, une « condamnation à vie à perpétuité » et, pour son épouse et sa fille, une « condamnation à une mort sociale ». On porte atteinte, dit-elle, à l’indépendance de la médecine. « Est-ce à des juges de décider de l’obstination déraisonnable ? »

Mardi 21 janvier, son neveu avait choisi de saisir le Conseil d’Etat et on attendait la décision définitive de Rachel et du CHU. Le week-end précédent, seul dans la chambre d’hôpital et loin de cette ambiance familiale qui met à l’épreuve la loi Leonetti, François Lambert diffusait la douzième compilation qu’il a faite pour son oncle. Au programme : Pink Floyd, que Vincent écoutait depuis toujours, puis Godspeed You ! Black Emperor, Mogwai et Archive, des groupes qu’il a découverts les dernières années de sa vie d’homme debout.


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Au lendemain de la validation de l’arrêt de mort prononcé contre Vincent Lambert par la Cour européenne des droits de l'lomme (CEDH) (voir Aleteia), la mère de Vincent Lambert (ci-dessus, avec son avocat) a fait part de sa peine, de sa colère et de sa volonté intacte de sauver son fils : "Loin d’être désespérée par la décision, cette femme de 70 ans qui a déclenché la guerre judiciaire contre l’équipe médicale et Rachel Lambert, est plus que jamais prête à combattre", commente le JDD. "Pour elle, un éventuel retrait des sondes qui hydratent et nourrissent l’ancien infirmier est une euthanasie. Ce n’est pas l’aider à mourir, c’est le faire mourir. (…) 'Vincent n’est pas en fin de vie. S’ils recommencent, on ira en justice à nouveau', promet-elle."

"Nous ne voulons pas qu’on provoque sa mort"

Tel est aussi l’avis clair et net des premières autorités religieuses à réagir, Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, et le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon. Celui-ci n’a pas caché son indignation au micro de RTL (vidéo : aller à 10'25'') dimanche soir : "La décision de la Cour européenne me choque profondément. Car en fait, cet homme, il est vivant ! Son cœur bat, il respire par lui-même, ses paupières bougent. Il n'a pas d’assistance respiratoire. On dit : 'Il faut le débrancher', mais il n’est pas branché ! (…) Nous, ce qu’on ne veut pas, c’est qu’on provoque sa mort ! Parce qu’on doit respecter sa vie. J’ai entendu les arguments des avocats qui disaient : 'Les droits de l’homme en bonne santé'. Et l’homme qui n’est pas en bonne santé, il a quoi comme droits ? Quels sont ses droits ? Cette Cour européenne des droits de l’homme, elle a été créée à la fin de la Guerre mondiale précisément pour protéger les handicapés. J’imagine que beaucoup de personnes handicapées et leurs proches vont être très déstabilisés par un arrêt tout à fait incompréhensible". Pour sa part, le jour même du verdict de la CEDH, Mgr Aillet tweetait : "Aujourd'hui en Europe, 12 individus ont voté la mort d'une personne handicapée #VincentLambert. Et demain ?".

"Une euthanasie qui ne veut pas dire son nom"

Non moins explicites mais sans précédent, les réactions de cinq des juges de la Cour européenne des droits de l’homme, en désaccord avec l'arrêt rendu le 5 juin, qui fustigent celle-ci pour avoir validé à la majorité des voix la décision de faire mourir Vincent Lambert en cessant de l’hydrater et de l’alimenter. Il s’agit des représentants de Malte, de la République de Moldavie, de la Géorgie, de la Slovaquie et de l'Azerbaïdjan. Pour eux, écrivent-ils, "cette affaire est une affaire d'euthanasie qui ne veut pas dire son nom".

Leurs critiques sont exposées dans les annexes mêmes de l'arrêt, et elles sont d'"une sévérité hors normes", constate Le Figaro, non seulement "à l'encontre de ce jugement mais aussi de la Cour elle-même, qu'ils désavouent désormais jusqu'à la légitimité de porter son nom". Eux aussi soulignent que si Vincent Lambert est "en état végétatif chronique" et "en état de conscience minimale", "en aucun cas on ne peut dire qu'[il] se trouve dans une situation de fin de vie". Et ils lancent cette interpellation indignée : "Nous posons donc la question : qu'est-ce qui peut justifier qu'un État autorise un médecin, en l'occurrence non pas à 'débrancher' Vincent Lambert mais plutôt à cesser ou à s'abstenir de le nourrir et de l'hydrater, de manière à, en fait, l'affamer jusqu'à la mort ?".

"En 2010, pour célébrer son 50e anniversaire, la Cour a accepté le titre de Conscience de l'Europe, concluent les cinq juges. Nous regrettons que la Cour, avec cet arrêt, ait perdu le droit de porter le titre ci-dessus."
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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyLun 08 Juin 2015, 20:14

rosedumatin a écrit:

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Tel est aussi l’avis clair et net des premières autorités religieuses à réagir, Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, et le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon. Celui-ci n’a pas caché son indignation au micro de RTL (vidéo : aller à 10'25'') dimanche soir : "La décision de la Cour européenne me choque profondément. Car en fait, cet homme, il est vivant !

Son cœur bat, il respire par lui-même, ses paupières bougent. Il n'a pas d’assistance respiratoire. On dit : 'Il faut le débrancher', mais il n’est pas branché !

(…) Nous, ce qu’on ne veut pas, c’est qu’on provoque sa mort ! Parce qu’on doit respecter sa vie. J’ai entendu les arguments des avocats qui disaient : 'Les droits de l’homme en bonne santé'. Et l’homme qui n’est pas en bonne santé, il a quoi comme droits ? Quels sont ses droits ? Cette Cour européenne des droits de l’homme, elle a été créée à la fin de la Guerre mondiale précisément pour protéger les handicapés. J’imagine que beaucoup de personnes handicapées et leurs proches vont être très déstabilisés par un arrêt tout à fait incompréhensible". Pour sa part, le jour même du verdict de la CEDH, Mgr Aillet tweetait : "Aujourd'hui en Europe, 12 individus ont voté la mort d'une personne handicapée #VincentLambert. Et demain ?".
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C'est ce que je ne savais pas !!!! Il n'est pas branché ! Alors quel est son problème ???
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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyMar 09 Juin 2015, 09:29

mario-franc_lazur a écrit:
rosedumatin a écrit:

........................................
Tel est aussi l’avis clair et net des premières autorités religieuses à réagir, Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, et le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon. Celui-ci n’a pas caché son indignation au micro de RTL (vidéo : aller à 10'25'') dimanche soir : "La décision de la Cour européenne me choque profondément. Car en fait, cet homme, il est vivant !

Son cœur bat, il respire par lui-même, ses paupières bougent. Il n'a pas d’assistance respiratoire. On dit : 'Il faut le débrancher', mais il n’est pas branché !


(…) Nous, ce qu’on ne veut pas, c’est qu’on provoque sa mort ! Parce qu’on doit respecter sa vie. J’ai entendu les arguments des avocats qui disaient : 'Les droits de l’homme en bonne santé'. Et l’homme qui n’est pas en bonne santé, il a quoi comme droits ? Quels sont ses droits ? Cette Cour européenne des droits de l’homme, elle a été créée à la fin de la Guerre mondiale précisément pour protéger les handicapés. J’imagine que beaucoup de personnes handicapées et leurs proches vont être très déstabilisés par un arrêt tout à fait incompréhensible". Pour sa part, le jour même du verdict de la CEDH, Mgr Aillet tweetait : "Aujourd'hui en Europe, 12 individus ont voté la mort d'une personne handicapée #VincentLambert. Et demain ?".
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C'est ce que je ne savais pas !!!! Il n'est pas branché ! Alors quel est son problème ???


je crois qu' il est rebranché !!!
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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyMar 09 Juin 2015, 20:33

rosedumatin a écrit:
mario-franc_lazur a écrit:



C'est ce que je ne savais pas !!!! Il n'est pas branché ! Alors quel est son problème ???


je crois qu'  il est rebranché !!!



Vraiment pas clair cette histoire !!! Moi je suis contre l'euthanasie, mais tout autant contre l'acharnement thérapeutique ! Qu'en penses-tu, ma chère ROSE ?
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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyMer 10 Juin 2015, 09:00

Alors que la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) vient de valider, le 5 juin, la décision de l’arrêt de l’alimentation de Vincent Lambert, le Professeur Xavier Ducrocq, conseil médical de la famille de Vincent Lambert et président du comité d'éthique du CHRU de Nancy exprime sa colère.

Comment réagissez-vous à cette annonce ?

Plus qu’une déception, c’est une grande colère qui m’habite. Je suis scandalisé, en tant que médecin, que la Cour affirme que des parents ne sont pas recevables pour défendre leur fils, s’il n’est pas capable de le faire lui-même. C’est une première chose très grave. Deuxièmement, la Cour certifie qu’il n’y a pas eu violation de la Convention européenne. L’article 2 qui protège la vie serait donc respecté dans cette décision ?

Le message est clair : pour ceux qui en doutaient, la loi Leonetti, en l’état actuel, permet donc déjà l’euthanasie. C’est d’ailleurs le mot qu’ont employé Me Pettiti, l’avocat de la femme de Vincent Lambert, ainsi que Véronique Fournier, le médecin qui la conseille depuis le début : tous deux ont parlé, chacun dans leur tribune de la Cour, de « l’euthanasie de Vincent. »

Notez également que la Cour n’est pas unanime dans cette décision : je trouve que pour une « peine de mort », l’unanimité aurait été requise ! C’est comme cela dans la plupart des pays civilisés qui appliquent encore la peine de mort, il faut l’unanimité des jurés. Ici, ce n’est pas le cas.

Le message est clair : pour ceux qui en doutaient, la loi Leonetti, en l’état actuel, permet déjà l’euthanasie.

Quelles vont être les suites de cette décision ?

Logiquement, ce serait au docteur Kariger, qui avait pris cette décision au départ, de l’appliquer. Mais comme il est parti du CHU, une procédure collégiale devrait être remise en route. Forte de la réponse qui vient d’être donnée par la Cour, elle aura toutes les chances d’aboutir vers l’arrêt de l’alimentation de Vincent, cela peut aller très vite.

Une décision pourtant injustifiable médicalement ?

Les experts ne sont pas d’accord sur son état neurologique : est-il en état pauci-relationnel, en état de conscience minimale, en état végétatif ? D’autre part, Vincent ne manifeste en effet aucun signe particulier de souffrance. Pour moi, cette histoire n’aurait jamais dû avoir lieu, puisqu’elle démarre sur une erreur médicale, qui a consisté à dire que Vincent manifestait des signes d’une volonté de mourir. Or, les experts ont affirmé qu’il était impossible d’interpréter le comportement de Vincent comme une volonté de mourir. Cette prémisse fausse a mené à la conclusion que l’on connaît aujourd’hui. Et je tiens à redire que Vincent ne sera pas débranché puisqu’il n’est pas branché. La seule machine qui sera débranchée c’est celle de son alimentation.

Il ne faut pas non plus oublier qu’il ne reçoit plus depuis 2012 tous les soins qu’il aurait dû recevoir – puisque la loi française le protège en ce sens – au prétexte que c’était de l’acharnement. On savait bien que ces soins n’allaient pas lui permettre de renverser son état pour revenir à une vie normale, mais cela n’empêche pas de soigner ! Je suis offusqué comme médecin que l’on puisse laisser sans soin pendant trois ans des gens comme Vincent. Les parents concernés et les équipes qui s’occupent de ces personnes ne le comprennent pas non plus. Et on ne les entend jamais : je rappelle que les députés Leonetti et Claeys n’ont pas voulu auditionner les familles de traumatisés crâniens dans le cadre de leur mission parlementaire sur le sujet, mais qu’ils ont en revanche reçus sept représentants de chambres maçonniques… à ce seul titre !

Il est évident que cette décision va faire jurisprudence, et pas seulement en France. Je ne vois plus où sont protégés les vulnérables, les plus faibles, les intouchables.


Quelles vont être justement les conséquences pour les autres patients dans le même état que Vincent ?

Je suis très inquiet pour toutes les personnes qui sont comme lui, pour leurs familles, et pour les équipes de soignants qui soutiennent, soignent, assument. Le message qui leur est délivré là est dramatique. Les plus sévèrement handicapés ne sont plus protégés, jusqu’au niveau de la Cour européenne. Quelqu’un peut décider pour eux qu’ils peuvent disparaître. Il est évident que cette décision va faire jurisprudence, et pas seulement en France. Je ne vois plus où sont protégés les vulnérables, les plus faibles, les intouchables.

Je crains que les prochaines cibles soient, par exemple, les personnes atteintes d’un autisme sévère, et qui sont non communicantes : on ne sait pas ce qu’elles pensent, ni où est leur conscience. On va aussi à présent se demander jusqu’à quand réanimer quelqu’un au bord de la route ? Je crains qu’on ne baisse les bras plus vite que dans le passé. Les familles vont-elles le comprendre ? Je pense enfin qu’à présent, les médecins vont se poser de sérieuses questions sur le sens de leur mission.

Bertille Perrin

Source : Famille Chrétienne


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A la suite de la décision de la Cour européenne des droits de l’homme, confirmant l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert, en état végétatif depuis sept ans, Mgr Thierry Jordan, archevêque de Reims, et de Mgr Bruno Feillet, évêque auxiliaire, publient une réflexion.
Le 5 juin dernier, La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), a conclu « par 12 voix contre 5, qu’il n’y aurait pas violation de l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’Homme, régissant le droit à la vie, en cas de mise en oeuvre de la décision du Conseil d’Etat autorisant l’arrêt des soins » de Vincent Lambert. Ce patient tétraplégique est maintenu en vie grâce à une alimentation et une hydratation artificielles depuis sept ans.
Pour les deux évêques, des questions éthiques essentielles demeurent sans réponse à la suite de cet arrêt. Selon eux, Monsieur Lambert est « une personne polyhandicapée en état de conscience minimale » et n’est donc,  »strictement parlant, ni malade, ni en fin de vie« . Dans ce cas, le fait de continuer de nourrir une personne qui ne peut plus s’alimenter par elle-même peut-il être assimilé à de l’acharnement thérapeutique, alors qu’elle ne reçoit pas, à proprement parler, de soins thérapeutiques? « Arrêter volontairement l’alimentation et l’hydratation, même de manière progressive et indolore, ne peut se faire que dans la perspective de faire mourir. On peut donc légitimement se demander s’il ne s’agit pas d’une forme, consciente ou inconsciente, d’euthanasie », estiment les auteurs de cette réflexion.
Tout en reconnaissant la complexité de cette situation particulière, les deux évêques tiennent à rappeler que « la dignité d’une personne ne dépend pas de son utilité pour la société, de son autonomie, ni de la conscience qu’elle pourrait avoir éventuellement d’elle-même. Notre dignité vient de Dieu qui a créé chacun à son image et pour qui Jésus-Christ a donné sa vie. » Ils invitent enfin à mesurer le véritable enjeu du débat actuel : le vie. « La vie de Vincent Lambert et des 1500 personnes qui partagent sa condition sur notre territoire national. Il serait plus que regrettable que notre pays se donne le droit de transgresser une loi qui est inscrite au plus profond du coeur de l’homme : ‘tu ne tueras point’. D’autant plus qu’il existe des hommes et des femmes ainsi que des institutions prêts à accueillir Vincent Lambert tel qu’il est. »
Les questions que soulèvent les deux hommes d’Eglise à travers cette réflexion sont essentielles et extrêmement complexes. D’une part, il semble que l’on ne puisse pas parler d’acharnement thérapeutique à proprement parler, puisqu’il ne s’agit pas de prodiguer des soins en vue d’obtenir une guérison inenvisageable. d’autre part, il ne s’agit pas non plus d’euthanasie active. Mais le fait de laisser mourir une personne en situation de dépendance extrême, qui n’est pas en fin de vie par ailleurs, ne doit-il pas être considéré comme une forme d’euthanasie passive?  La personne concernée ne peut certes pas survivre sans alimentation artificielle, mais la dépendance extrême de la personne constitue-t-elle un argument éthiquement justifié pour arrêter les soins prodigués ?

C.H., d’après NN. SS. Thierry Jordan et Bruno Feillet, « Choisis la vie »
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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyJeu 11 Juin 2015, 09:56

La frontière entre "acharnement thérapeutique" et "euthanasie" est bien ténue, et tout le problème est là !!!
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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyJeu 11 Juin 2015, 14:26

rosedumatin a écrit:
La décision de la Cour Européenne des droits de l’Homme permettant la mise à mort de Vincent Lambert  par interruption de son alimentation et de son hydratation constitue une victoire  pour les partisans et les médecins acteurs de l’acharnement euthanazique.

Elle marque une triste régression vers les barbaries totalitaires du monde moderne. L’AGRIF qui a constamment soutenu le combat des parents de Vincent Lambert et de ses avocats continuera plus que jamais sa lutte pour le respect de la vie innocente contre le racisme anti-humain.

___________________

Personnellement, j' ai signé une pétition pour " le maintien de sa vie " , n'est ce pas les parents qui doivent décider et si Dieu le garde en vie peut-être il a un dessein ! ?

Bref mes chers amis et amis, dites votre avis et surtout que le mien ne vous influence pas, je respecte tous les avis car après tout suis je dans la Vérité ??? !!!




Il existe des formulaires pour décider de son vivant de l'attitude que devraient avoir les médecins et notre entourage en cas d'acharnement thérapeutique. Ainsi l'avis de chaque personne serait pris en compte au cas par cas.
Chacun de nous a le droit d'être soigné, nous avons droits à des soins.

Mais il est anormal de prolonger la vie artificiellement de quelqu'un au moyen de sondes gastriques ou de nourritures parentérales, ce ne sont plus des "soins", ce n'est qu'un long calvaire apparenté à de la torture.
Nous devons tous mourir un jour, pourquoi substituer à Dieu une médecine omnipotente pour prolonger ce qui est déjà fini?
Pour ma part, conjoint et enfants savent que je leur défends d'insister pour qu'on me maintienne en vie si la question se pose.

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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyJeu 11 Juin 2015, 17:06

cailloubleu a écrit:
rosedumatin a écrit:
La décision de la Cour Européenne des droits de l’Homme permettant la mise à mort de Vincent Lambert  par interruption de son alimentation et de son hydratation constitue une victoire  pour les partisans et les médecins acteurs de l’acharnement euthanazique.

Elle marque une triste régression vers les barbaries totalitaires du monde moderne. L’AGRIF qui a constamment soutenu le combat des parents de Vincent Lambert et de ses avocats continuera plus que jamais sa lutte pour le respect de la vie innocente contre le racisme anti-humain.

___________________

Personnellement, j' ai signé une pétition pour " le maintien de sa vie " , n'est ce pas les parents qui doivent décider et si Dieu le garde en vie peut-être il a un dessein ! ?

Bref mes chers amis et amis, dites votre avis et surtout que le mien ne vous influence pas, je respecte tous les avis car après tout suis je dans la Vérité ??? !!!




Il existe des formulaires pour décider de son vivant de l'attitude que devraient avoir les médecins et notre entourage en cas d'acharnement thérapeutique. Ainsi l'avis de chaque personne serait pris en compte au cas par cas.
Chacun de nous a le droit d'être soigné, nous avons droits à des soins.

Mais il est anormal de prolonger la vie artificiellement de quelqu'un au moyen de sondes gastriques ou de nourritures parentérales, ce ne sont plus des "soins", ce n'est qu'un long calvaire apparenté à de la torture.
Nous devons tous mourir un jour, pourquoi  substituer à Dieu une médecine omnipotente pour prolonger ce qui est déjà fini?
Pour ma part, conjoint et enfants savent que je leur défends d'insister pour qu'on me maintienne en vie si la question se pose.



Et ces formulaires sont fournis par qui, ma chère CAILLOUBLEU ?
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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptySam 13 Juin 2015, 15:16

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Vincent Lambert : ce que dit vraiment l'Eglise
JOSÉPHINE BATAILLE
CRÉÉ LE 11/06/2015 / MODIFIÉ LE 11/06/2015 À 19H47



Quelques jours après le jugement de la Cour européenne des droits de l'homme, le point sur la position de l'Église concernant l'état végétatif... et sur sa communication à l'occasion de l'affaire Vincent Lambert.

Prudence. La première des vertus cardinales semble s'être imposée chez les représentants de l'Église catholique sur ce sujet à haute teneur polémique. Et c'est d'abord en creux que le message semble s'exprimer. « La décision de la Cour européenne des droits de l'homme n'est en aucun cas une validation éthique du sujet », a ainsi déclaré le porte-parole des évêques de France, le père Olivier Ribadeau Dumas, vendredi dernier, après qu'a été connu le jugement qui rendra possible une éventuelle procédure d'arrêt des soins de Vincent Lambert – patient tétraplégique en état végétatif à l'hôpital de Reims.


L'Église ne veut pas jeter d'anathèmes... et refuse les mots qui fâchent. Elle ne parle pas directement d'euthanasie, elle valorise « le choix de la vie », comme le fait l'évêque de Reims (lequel prononce tout de même spontanément le mot euthanasie, mais sous la forme interrogative). « Il est essentiel pour l'Eglise de redire que toute vie a un prix, et qu'il n'y en a pas d'utile ou d'inutile », a déclaré encore Olivier Ribadeau Dumas sur KTO. « Dieu aime Vincent Lambert. Cette vie qui, aux yeux des hommes, n'a pas peut être pas beaucoup de sens, est pour lui d'une grande valeur et d'un grand prix ».



Avec le ton qu'on lui connaît, le primat des Gaules Philippe Barbarin a de son côté réagi immédiatement sur Twitter, puis sur RTL, qui a annoncé à l'antenne « la colère » du cardinal archevêque de Lyon et son « soutien » aux parents Lambert (qui refusent la suspension de l'alimentation et de l'hydratation artificiels dont bénéficie leur fils). « Cette nouvelle me choque profondément, cet homme il est vivant ; il n'est pas branché. Il y a les droits de l'homme en bonne santé ; et l'homme qui n'est pas en bonne santé, il a quoi comme droits ?, a-t-il lancé à l'antenne. Cette Cour a été créée précisément pour protéger les handicapés à la fin de la Seconde Guerre mondiale ! Aujourd'hui, beaucoup de gens vont être très déstabilisés par un tel arrêt. »

Alors qu'aucun communiqué officiel n'a été préparé — hormis celui de l'évêque de Reims, diocèse du patient, juste après le week-end —, et que les prises de position sont restées contenues, le prélat lyonnais sort du lot. Déjà en mars, avant l'examen à l'Assemblée nationale de la proposition d'une nouvelle loi sur la fin de vie, c'est lui qui avait co-signé au nom des catholiques, au côté des représentants institutionnels des autres cultes, une tribune dans le Monde appelant à « préserver l'interdit de tuer ». Une parole couperet – mais c'est la loi du genre médiatique -, qui a sans doute davantage porté que le travail de fond  – remarquable – d'analyse du projet de loi, réalisé par le groupe de travail de Mgr Pierre d'Ornellas, l'archevêque de Rennes, qui avait été mandaté pour ce faire par les évêques.

De fait, cette fois-ci, du côté des spécialistes, pas de prise de position.  « Cette décision concerne un homme et une famille, mais elle intervient dans le cadre d'un processus plus large, qui est la discussion d'une prochaine loi et nous essayons d'avoir une parole globale sur ces questions », explique Olivier Ribadeau-Dumas. « Il n'y a pas de différence entre les uns et les autres sur l'affirmation que l'interdit de tuer est fondamental ». Finalement ce 11 juin, une réaction de de Mgr Aupetit, qui suit pour les évêques les affaires bioéthiques : « Ce cas médical nous oblige à réfléchir sur la dignité de chaque vie humaine. La valeur d’une vie tient-elle à son utilité ou à son humanité ? »  interroge-t-il dans un communiqué diffusé à l’attention des paroisses.

Etats végétatifs : différents argumentaires


Si l'on ne peut que saluer la sagesse qui pousse les évêques à parler avec précaution de la complexité d'une situation humaine, on perdrait pourtant presque le fil de l'argumentation. Ils s'opposent à l'euthanasie, oui. Mais ce qui fait débat, c'est précisément qu'il s'agisse ici ou non d'une affaire d'euthanasie. Ou au contraire d'une affaire « d'arrêt de traitements » - « laisser mourir » pour ne pas s'acharner.

Le milieu des soins palliatifs, par exemple, est divisé sur ce point. Si les sociétés savantes ont tranché – l'alimentation et l'hydratation artificiels sont considérées comme des « traitements » et en tant que tels, peuvent parfois être suspendus —, beaucoup de praticiens ne l'admettent pas sur le terrain.

Autre nuance : cinq juges de la CEDH sur les 17 ayant statué sur cette affaire Lambert se sont opposés à la décision majoritaire de déclarer conforme aux droits de l'homme un éventuel arrêt des soins du patient. Mais ils précisent : « S’il s’était agi d’une affaire où la personne en question (Vincent Lambert en l’espèce) avait expressément émis le souhait qu’il lui soit permis de ne pas continuer de vivre en raison de son lourd handicap physique et de la souffrance associée, ou qui, au vu de la situation, aurait clairement refusé toute nourriture et boisson, nous n’aurions eu aucune objection à l’arrêt ou la non-mise en place de l’alimentation et de l’hydratation dès lors que la législation interne le prévoyait. » Autrement dit, pour eux, c'est avant tout la preuve des volontés de Vincent Lambert qui fait défaut.

« L'Eglise n'a pas attendu cette histoire douloureuse pour réfléchir aux situations d'état végétatif chronique, et son message est très clair, au termes d'une réflexion démarrée dès les années quatre-vingt-dix », répond le père Brice de Malherbe, codirecteur du département « éthique biomédicale » du Collège des Bernardins, à Paris, qui a précisément consacré sa thèse au sujet.

« En 2007, la Doctrine de la foi a affirmé que dans le contexte des structures sanitaires occidentales, la poursuite des soins de base était un devoir pour soutenir ces personnes en grande vulnérabilité. Il n'y a pas d'élément nouveau qui justifierait aujourd'hui d'évoluer ». Le pape Jean-Paul II, rappelle-t-il encore, en 2004, disait que « l’évaluation des probabilités ne peut justifier éthiquement l’abandon ou l’interruption des soins minimaux au patient y compris l’alimentation et l’hydratation (…) La mort par la faim ou par la soif finit par conséquent par ressembler à proprement parler à une véritable euthanasie par omission ».



Quelle spécificité de la nutrition et hydratation articielles ?

Pour l'Eglise de France, l'enjeu est surtout à venir, alors que la loi de fin de vie est en cours d'examen, et que se joue notamment dans sa formulation un paragraphe consacré à la nutrition et l'alimentation arficiels. Dans la loi Leonetti, ceux-ci étaient désignés comme des traitements seulement dans l'exposé des motifs. Les députés ont voulu que cela figure dans le texte même de la nouvelle loi. Et jusqu'à présent les sénateurs, en commission, s'y sont opposés. Là en est le débat, en attendant la séance publique qui se tiendra le 16 juin.

D'après le père de Malherbe, il y a sur ce point « une faille dans la loi Leonetti ». Si la loi permet en effet aux malades d'arrêter les traitements qui le maintiennent en vie, l'arrêt d'une sonde gastrique est irréductible à l'arrêt d'un respirateur ou d'une dialyse, argumente le père de Malherbe. « Dans ces derniers cas, on laisse une lésion poursuivre son cours naturel, alors que le patient souffre d'une défaillance organique grave et que le patient dépend pour vivre d'une assistance lourde. Ce n'est pas comparable avec l'impossiblité de déglutir qui est décorrélée de l'avancée d'une maladie.»

Vincent Lambert eût-il laissé des directives anticipées sans équivoques, la situation aurait-elle pu être appréhendée différemment, comme le pensent de leur côté les juges minoritaires de la CEDH ? Pas d'équivoque là dessus dans la réflexion de l'Eglise catholique. « La volonté individuelle ne suffit pas, même si elle est une aide qui contribue à la décision médicale  », répond Brice de Malherbe. « Hors d'une situation de fin de vie, une telle demande s'apparente à une demande de suicide assisté. »

Ainsi les choses sont claires, et la retenue formelle de l'Eglise ne relève pas d'une interrogation de fond sur l'affaire Lambert. « On aura compris que nous n'allons pas dans le sens indiqué par les différentes instances juridiques (le jugement de la CEDH suit celui du Conseil d'Etat, ndlr), mais nous nous gardons de juger le fond des coeurs », glisse Brice de Malherbe. Notre préoccupation a été de respecter la complexité du débat de conscience, car dans cette famille, certains sont persuadés de bonne foi que la poursuite des soins correspond à de l'acharnement ».

« Il y a une mère et une épouse de l'amour desquelles on ne peut douter, et c'est ce que nous nous attachons à voir, ajoute Mgr Ribadeau Dumas. Cela fait le caractère hors norme de cette situation, et c'est pourquoi nous ne voulons pas qu'elle soit instrumentalisée. Dans un sens comme un autre ».

Pourtant, une semaine après le jugement de la CEDH, Mgr d'Ornellas sort à son tour du silence, apportant dans La Croix les éléments de réflexion qu'on attendait de lui après le travail de plusieurs mois qu'il a mené avec éthiciens et médecins. Et il apporte à cette question de la volonté du malade une toute autre réponse. « Si Vincent Lambert, en prévision d’un éventuel état végétatif, avait clairement exprimé sa volonté de ne pas subir de traitements, en connaissant la distinction entre ceux qui luttent contre la maladie et ceux qui, comme l’hydratation et l’alimentation, correspondent à un besoin naturel, il aurait été juste de respecter cette liberté fondamentale.»
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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptySam 13 Juin 2015, 19:53

mario-franc_lazur a écrit:
cailloubleu a écrit:

Il existe des formulaires pour décider de son vivant de l'attitude que devraient avoir les médecins et notre entourage en cas d'acharnement thérapeutique. Ainsi l'avis de chaque personne serait pris en compte au cas par cas.
Chacun de nous a le droit d'être soigné, nous avons droits à des soins.



Et ces formulaires sont fournis par qui, ma chère CAILLOUBLEU ?

Pardon, je n'avais pas vu ta question. Tu peux le télécharger en ligne, le formulaire permet de s'exprimer clairement,  cela te permet de bien le lire et de réfléchir, mais une lettre sur papier libre suffirait. Elle doit être signée et datée bien sûr. En Allemagne il faut la réécrire tous les 3 ans.
Les équipes médicales sont très réconfortantes. La docteur était venue me voir dans la chambre où se mourait ma mère, elle avait ôté sa blouse blanche de médecin et m'avait embrassée. Je lui avais dit au nom de mon frère et de la famille que nous ne voulions pas que ma mère souffre moralement ou physiquement. Que peut-on souhaiter d'autre à une vieille dame de 85 ans inconsciente  qui se meurt d'un cancer terminal?
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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyDim 14 Juin 2015, 11:46

cailloubleu a écrit:
mario-franc_lazur a écrit:
cailloubleu a écrit:

Il existe des formulaires pour décider de son vivant de l'attitude que devraient avoir les médecins et notre entourage en cas d'acharnement thérapeutique. Ainsi l'avis de chaque personne serait pris en compte au cas par cas.
Chacun de nous a le droit d'être soigné, nous avons droits à des soins.



Et ces formulaires sont fournis par qui, ma chère CAILLOUBLEU ?

Pardon, je n'avais pas vu ta question. Tu peux le télécharger en ligne, le formulaire permet de s'exprimer clairement,  cela te permet de bien le lire et de réfléchir, mais une lettre sur papier libre suffirait. Elle doit être signée et datée bien sûr. En Allemagne il faut la réécrire tous les 3 ans.
Les équipes médicales sont très réconfortantes. La docteur était venue me voir dans la chambre où se mourait ma mère, elle avait ôté sa blouse blanche de médecin et m'avait embrassée. Je lui avais dit au nom de mon frère et de la famille que nous ne voulions pas que ma mère souffre moralement ou physiquement. Que peut-on souhaiter d'autre à une vieille dame de 85 ans inconsciente  qui se meurt d'un cancer terminal?


MERCI de ce beau témoignage, ma chère CAILLOUBLEU
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MessageSujet: Le cas Vincent Lambert    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyLun 20 Mai 2019, 20:34

Ces jours ci deux conceptions s' affrontent cruellement au sujet de Vincent Lambert.


Qu'en pensez vous ?


Communiqué de Mgr Michel Aupetit à propos de la situation de M. Vincent Lambert

Communiqué de Mgr Michel Aupetit à propos de la situation de M. Vincent Lambert
Lundi 20 mai 2019

Paris, le 20 mai 2019. Sommes-nous devenus de simples déchets ?

Si aujourd’hui je me permets de prendre la parole au sujet de ce qui est en train de se passer pour M. Vincent Lambert, c’est que son cas si particulier est emblématique de la société dans laquelle nous voulons vivre.

Tout d’abord, mon cœur de prêtre me porte à prier pour lui, soumis à tant de pressions, et dont la vie ne peut dépendre que de décisions qui lui échappent. Il y a quelques années, il a déjà subi un arrêt de l’alimentation et de l’hydratation auquel il a survécu de manière étonnante. Cet homme de 42 ans, traumatisé crânien lors d’un accident de la route est actuellement lourdement handicapé, tétraplégique et dépendant dans un lit au CHU de Reims. Son cas est tout proche de celui de Michaël Schumacher, traumatisé crânien avec de lourdes lésions cérébrales et, lui aussi, en état pauci relationnel. Malgré la célébrité de ce champion de Formule 1, les médias ne se sont pas emparés de son cas médical et il peut jouir de soins spécialisés très attentifs en milieu privé. Dans le cas précis de M. Vincent Lambert, on constate qu’il a les yeux ouverts, qu’il respire normalement, qu’il est dans un état stable, pas du tout en fin de vie. Il a besoin d’une aide-soignante et d’une infirmière qui assurent le nursing et le changement de position, d’un kinésithérapeute pour éviter les escarres. La nutrition et l’hydratation se font par gastrostomie ou par sonde nasogastrique.

La décision d’interrompre les soins de confort et de nutrition de base chez un patient handicapé s’oppose à la loi Léonetti. Il n’est pas mentionné qu’il présente de souffrance insupportable qui nécessite une sédation profonde sauf évidemment dans le cas où l’arrêt de l’hydratation par les médecins entraînerait la douleur cruelle de mourir de soif. Il ne s’agit pas d’une « obstination thérapeutique » puisque ce ne sont pas des soins curatifs d’une maladie incurable, mais simplement les soins corporels et nutritionnels de base que l’on doit aussi aux personnes âgées dépendantes, hémiplégiques, et aux bébés qui ne sont pas encore autonomes.

On cite à l’envi les pays moins-disant éthiques comme la Belgique ou les Pays-Bas. Force est de constater que dans ces pays il y a une anesthésie totale de la conscience. On entend des enfants parler de manière naturelle de l’euthanasie de leurs parents comme s’il s’agissait d’une éventualité normale. Un membre du gouvernement belge, assise en face de moi lors d’une rencontre chez M. le Président de la République, était très fière que son pays soit « en avance », comme elle disait. Pourquoi ne cite-t-on jamais les pays qui ont une plus haute conscience éthique, comme l’Allemagne ou l’Italie ? Il y a aujourd’hui un choix de civilisation très clair : soit nous considérons les êtres humains comme des robots fonctionnels qui peuvent être éliminés ou envoyés à la casse lorsqu’ils ne servent plus à rien, soit nous considérons que le propre de l’humanité se fonde, non sur l’utilité d’une vie, mais sur la qualité des relations entre les personnes qui révèlent l’amour. N’est-ce pas ainsi que cela se passe lorsqu’une maman se penche de manière élective vers celui de ses enfants qui souffre ou qui est plus fragile ? C’est le choix devant lequel nous nous trouvons. Le Christ nous a révélé la seule manière de grandir en humanité : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé ». Et il nous a donné la seule manière d’exprimer cet amour : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».

Une fois de plus nous sommes confrontés à un choix décisif : la civilisation du déchet ou la civilisation de l’amour.

Michel Aupetit
Archevêque de Paris


Le Président indique qu' il n' interviendra pas.

Comme chacun d'entre vous, je suis profondément touché par la situation de Vincent Lambert.
Comme citoyen, j'ai suivi son accident en 2008, et sa situation depuis plus de 10 ans.
Comme homme, comme tous les Français, je me suis interrogé pour moi, pour mes proches. Sur cette question, qui touche à la part intime de chacun, il n’y a aucune réponse simple ou univoque. Seulement des incertitudes et des déchirements, qui ont traversé la famille de Vincent Lambert et traversent tant de familles de France. Et la volonté de respecter la dignité de toute vie humaine.
Aujourd'hui, comme Président de la République, il ne m’appartient pas de suspendre une décision qui relève de l'appréciation de ses médecins et qui est en conformité avec nos lois.
Mais il m'appartient d'entendre l'émotion suscitée, et de vous répondre.
Vincent Lambert a été victime d'un accident de la route le 29 septembre 2008, il y a plus de 10 ans.
Toutes les expertises médicales ont conclu au caractère irréversible de son état. La décision d'arrêter les soins a été prise au terme d'un dialogue permanent entre ses médecins et sa femme, qui est sa tutrice légale. Elle l’a été, en application de notre législation qui permet de suspendre les soins en cas d'obstination déraisonnable - ce qui, selon les différentes équipes médicales, est le cas de Vincent Lambert.
Derrière les déchirements, j'entends une angoisse : celle qu’en France, on puisse décider de manière arbitraire de la mort d'un citoyen. C'est précisément parce que ce n’est pas le cas, parce qu'il n'y a pas, dans notre pays, de place pour l’arbitraire, que je n'ai pas à m’immiscer dans la décision de soin et de droit qui a été prise dans le cas de Vincent Lambert. Juste à réaffirmer les principes fondamentaux qui tiennent notre Nation et prévalent sur toute autre considération : le combat pour la vie, le respect de la mort, la protection de chacun.
Nous devons aujourd’hui une chose à Vincent Lambert et à sa famille : le respect de leur intimité et de leur douleur.

fin de citation.


Tweet du Pape François

20 mai 2019

Prions pour ceux qui vivent dans un état de grave handicap. Protégeons toujours la vie, don de Dieu, du début à la fin naturelle. Ne cédons pas à la culture du déchet.
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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyLun 20 Mai 2019, 22:04

rosedumatin a écrit:
Ces jours ci deux conceptions s' affrontent cruellement au sujet de Vincent Lambert.

Qu'en pensez vous ?

Je ne pourrais jamais demander la mort de mon fils et je comprends donc les parents, de plus il y a à peine un mois une femme s'est réveillée après 27 ans de coma,  Bavière, Bad Aibling.
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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyLun 20 Mai 2019, 23:05

Affaire Vincent Lambert: «Protégeons toujours la vie, don de Dieu»




Le Pape François a fait diffuser ce lundi un tweet faisant allusion à l'affaire Vincent Lambert. Samedi, une tribune publiée dans L’Osservatore Romano par don Roberto Colombo, professeur à la faculté de médecine et de chirurgie de l’Université catholique du Sacré-Cœur, à Milan, revenait sur le cas complexe de ce patient français tétraplégique depuis 2008.



Dans un tweet publié ce lundi 20 mai 2019, jour de l'arrêt de l'hydratation et de l'alimentation de Vincent Lambert, le Pape François a diffusé ce tweet: «Prions pour ceux qui vivent dans un état de grave handicap. Protégeons toujours la vie, don de Dieu, du début à la fin naturelle. Ne cédons pas à la culture du déchet.» Cet appel s'inscrit en cohérence avec ses autres interventions sur ce dossier complexe. Le 15 avril 2018, lors de la prière du Regina Cœli, le Pape avait ainsi qualifié l'affaire Vincent Lambert de «situation douloureuse et complexe». Il avait aussi demandé que «chaque malade soit respecté dans sa dignité et soigné d'une façon adaptée à son état de santé».




Reprenant les prises de position nombreuses du Pape François en faveur de la vie, don Roberto Colombo rappelle dans une tribune publiée ce samedi 18 mai 2019 que «l’accueil, le respect et la protection de toute vie humaine, dans quelque condition qu’elle se trouve, est aujourd’hui le point le plus faible (et pourtant décisif) de la société, de la politique et de l’État. Ne pas accueillir tous revient à écarter quelqu’un», à l’exclure moralement, juridiquement ou physiquement, explique-t-il.




Il dénonce la «conjuration du silence» qui entourent cette question du droit à la vie des personnes lourdement handicapées, comme c’est le cas de Vincent Lambert, hospitalisé depuis 2008 au CHU de Reims. La simple définition médicale de son cas ne fait pas consensus : l’état pauci-relationnel, l’état de conscience minimale plus, ou encore l’état végétatif chronique qui lui sont attribués selon les différentes sources, ne répondent pas aux mêmes définitions. Dans son cas, l’arrêt des soins, ou plus précisément l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation a été mis en pratique ce lundi 20 mai, une décision du corps médical soutenue par son épouse mais à laquelle s’opposent ses parents. Le Comité international des droits des personnes handicapées, qui dépend de l’ONU, a demandé un maintien provisoire des soins, mais le gouvernement a fait savoir que la France n’était pas légalement contrainte par ce comité.




Vincent Lambert ne faisait pas l'objet d'un acharnement thérapeutique



Don Roberto Colombo fait savoir que Vincent Lambert, bien que se trouvant dans une condition de grave incapacité relationnelle avec le monde extérieur et les personnes qui lui sont proches (personne toutefois ne pouvant s’avancer avec certitude sur l’éventuelle réduction ou absence de sa “conscience interne” ou “profonde”), ne se situe pas dans un état de fin de vie, puisque sa respiration est restée autonome et n’est donc pas soumise à une assistance respiratoire, qu’il n’a pas de stimulateur cardiaque, et qu’il n’est pas traité en soins intensifs. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne avait considéré en 2018 qu’il ne faisait l’objet ni d’un «acharnement thérapeutique» ni d’une «obstination déraisonnable». L’an dernier également, un autre rapport rédigé par 70 médecins et spécialistes avait mis en avant la stabilité de ses conditions cliniques. Il n’est donc pas dans une situation désespérée et terminale qui pourrait rendre éthiquement acceptable l’arrêt des soins.




Pour les malades chroniques, l’hydratation et l’alimentation, y compris par des voies artificielles, sont considérées par l’Église catholique comme «un moyen ordinaire et proportionné de conservation de la vie», avait rappelé en 2007 la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Y renoncer reviendrait donc à ouvrir la voie à une euthanasie. Récemment, l’archevêque de Reims, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, et son évêque auxiliaire, Mgr Bruno Feillet, ont rappelé que «la grandeur de l’humanité consiste dans le fait de considérer comme inaliénable et inviolable la dignité de ses membres, spécialement les plus fragiles». Le Pape François lui-même, prenant la parole sur la situation de Vincent Lambert, avait déclaré que «l’unique maître de la vie, du début à la fin naturelle, est Dieu. Notre devoir est de tout faire pour prendre soin de la vie», y compris des malades en état végétatif ou de conscience minimale, comme il y en a des dizaines de milliers en Europe.




Cet arrêt des soins est donc une attaque «contre la vie et la dignité de la personne. Même si une loi ou une décision de justice permettent cette action, elle reste inacceptable et indigne d’une société fondée sur le respect et l’accueil de la vie de tous», conclut don Roberto Colombo.






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Tonton




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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyMar 21 Mai 2019, 06:06

cailloubleu* a écrit:
rosedumatin a écrit:
Ces jours ci deux conceptions s' affrontent cruellement au sujet de Vincent Lambert.

Qu'en pensez vous ?

Je ne pourrais jamais demander la mort de mon fils et je comprends donc les parents, de plus il y a à peine un mois une femme s'est réveillée après 27 ans de coma,  Bavière, Bad Aibling.

Souviens toi comme ce fût bien délicat d'en parler quand Encelade avait ouvert le débat sur l'euthanasie.

En tant que professionnels de santé, nous avons partagé cette souffrance qui est la nôtre de voir comment le soin devient valeur marchande, valeur de productivité, où les aspects humains sont de plus en plus négligés.

Je ne vais pas ré entamer le débat, mais nous arrivons aujourd'hui à 1 infirmier sur 3 et plus 1 sur 5 qui arrête d'exercer dans les hôpitaux au bout de 5 ans. Et Encelade avait tenté d'expliquer comment les libéraux étaient sous pression également.

Dans un tel contexte, nous pouvons que nous montrer suspicieux sur la façon dont sera gérée ce genre de situation et même je le rappelle le handicap en lui même puisque l'on assiste à des génocides à cause d'éventuels risques de trisomie 21 ( et ce n'est qu'un exemple ).

Il avait été très difficile d'aborder le sujet.
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BERNARD

BERNARD


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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyMar 21 Mai 2019, 11:03

Si nous n'avions pas la médecine actuelle que serait-il passé ?

Cas de conscience Morale essentiellement ?

Comment réagirait Jésus face à une telle situation ?

La prière peut faire des miracles il suffit d'avoir la FOI.
Demandons au Père au nom de son Fils de nous aider à vivre saintement cette situation.
Lui Seul à la réponse et la solution !

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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyMar 21 Mai 2019, 11:27

Tonton a écrit:



Souviens toi comme ce fût bien délicat d'en parler quand Encelade avait ouvert le débat sur l'euthanasie.

En tant que professionnels de santé, nous avons partagé cette souffrance qui est la nôtre de voir comment le soin devient valeur marchande, valeur de productivité, où les aspects humains sont de plus en plus négligés.

Je ne vais pas ré entamer le débat, mais nous arrivons aujourd'hui à 1 infirmier sur 3 et plus 1 sur 5 qui arrête d'exercer dans les hôpitaux au bout de 5 ans. Et Encelade avait tenté d'expliquer comment les libéraux étaient sous pression également.

Dans un tel contexte, nous pouvons que nous montrer suspicieux sur la façon dont sera gérée ce genre de situation et même je le rappelle le handicap en lui même puisque l'on assiste à des génocides à cause d'éventuels risques de trisomie 21 ( et ce n'est qu'un exemple ).

Il avait été très difficile d'aborder le sujet.

Oui, mais ne transformons pas à nouveau ce sujet concernant une décision de mort contre un patient, en manifeste du mal-être des infirmiers.

Je suis pour l'euthanasie de celui qui la demande parce qu'il vit sa situation comme sans espoir et invivable, parce que sa souffrance morale ou physique dépasse ses raisons de vivre et se transforme en torture.

Ce n'est pas le cas ici, une personne dans le coma peut en sortir, il faudrait aussi prouver que cette personne dans le coma souffre. Il me semble que c'est plutôt un meurtre de confort pour l'entourage.
Si vincent Lambert souffre dans son corps de la poursuite de son maintien en vie, alors il s'agit d'acharnement thérapeutique mais uniquement dans ce cas.






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Tonton




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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyMar 21 Mai 2019, 14:37

cailloubleu* a écrit:
Tonton a écrit:



Souviens toi comme ce fût bien délicat d'en parler quand Encelade avait ouvert le débat sur l'euthanasie.

En tant que professionnels de santé, nous avons partagé cette souffrance qui est la nôtre de voir comment le soin devient valeur marchande, valeur de productivité, où les aspects humains sont de plus en plus négligés.

Je ne vais pas ré entamer le débat, mais nous arrivons aujourd'hui à 1 infirmier sur 3 et plus 1 sur 5 qui arrête d'exercer dans les hôpitaux au bout de 5 ans. Et Encelade avait tenté d'expliquer comment les libéraux étaient sous pression également.

Dans un tel contexte, nous pouvons que nous montrer suspicieux sur la façon dont sera gérée ce genre de situation et même je le rappelle le handicap en lui même puisque l'on assiste à des génocides à cause d'éventuels risques de trisomie 21 ( et ce n'est qu'un exemple ).

Il avait été très difficile d'aborder le sujet.

Oui, mais ne transformons pas à nouveau ce sujet concernant  une décision de mort contre un patient,  en manifeste du mal-être des infirmiers.

Je suis pour l'euthanasie de celui qui la demande parce qu'il vit sa situation comme sans espoir et invivable, parce que sa souffrance morale ou physique dépasse ses raisons de vivre et se transforme en torture.

Ce n'est pas le cas ici, une personne dans le coma peut en sortir, il faudrait aussi prouver que cette personne dans le coma souffre. Il me semble que c'est plutôt un meurtre de confort pour l'entourage.
Si vincent Lambert souffre dans son corps de la poursuite de son maintien en vie, alors il s'agit d'acharnement thérapeutique mais uniquement dans ce cas.







oui, ne rentrons pas dans un débat que moi même j'ai voulu éviter. Mais de nombreux parallèles existent en lien avec celui ci, car il existe des liens entre la façon dont une vocation se brise et la façon aussi où comment une forme de dictature spirituelle s'impose dans les convictions en mettant les principes démocratiques en danger. Sujet souvent évoqué par Samuel.


Il en est question dans ce qui est dit sur cette politicienne belge qui considère que son pays est en avance sur les autres alors que pour le chrétien présent dans la discussion, c'est plutôt une régression.

Ce sentiment de régression, appelé " poubelle ", les professionnels de santé l'ont également. Ce n'est pas donc qu'il s'agit de parler du malaise soignant, mais juste de dire qu'il correspond à ce même état d'alerte que ce chrétien présente dans ce sujet ci.

Ainsi, ce chrétien qui engage ses convictions personnelles attirera sur lui des critiques de ceux qui voudront le faire passer pour un imbécile en retard sur son temps. Parce qu'il a été décidé que l’euthanasie est forcement une bonne chose ( alors que parfois oui et parfois non ).

Ainsi, même si je ne suis pas toujours d'accord avec Samuel, je comprend bien le fond de son inquiétude quand il parle de bio éthique et/ou de la main mise de certain " lobby " qui impose leur point de vue de façon parfois coercitive. Comme je comprend le fond de l'inquiétude de ce chrétien, comme je comprend le fond d'inquiétude des soignants. Mais aussi comme je comprend les lanceurs d'alerte en tout genre, qui ont eu le courage de dénoncer un scandale industriel, écologique ou sanitaire, et qui ont tout perdu à cause des représailles sans pouvoir vraiment compter sur une protection juridique.

Disons que c'est une " ambiance " généralisée qui montre comment en ce moment, une forme de pensée s'impose en se radicalisant sans accepter les modérations d'opinions et ses diversités.

A travers ce sujet, il y a tout ceci.
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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyDim 28 Juil 2019, 09:00


Le cas VINCENT LAMBERT  175602 à tous et toutes d' avoir répondu à ce sujet !



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MessageSujet: Re: Le cas VINCENT LAMBERT    Le cas VINCENT LAMBERT  EmptyDim 28 Juil 2019, 09:59

Sans faire de polémique comment aurions nous réagit en 1900 face à un tel cas ?
Sans les possibilité médicales de 2019 ?
Combien de soldats morts durant les guerres parce que les soins n'avaient plis de résultat de guérisons et qu'on soigné ceux qui avait une relle chance de survit ou de guérir?
Combien de malades dans le coma ont été enterrés vivant dans le comas parce qu'on les croyait mort ?

On doit tout faire avec les moyens actuels pour guérir un malade, un comateux mais quand ont sait que le résultat serra la fin de vie aidons par les soins appropriés le malade à passer de la vie a la mort dignement.
Le cas de Vincent Lambert et la solution qui a été choisit peut donne un précédent pour d'autre cas similaire et devenir une banalité !
La est le danger de débordement de l'action humaine .
Le cas de Vincent Lambert et du même type que les IVG pratiquée non seulement pour des cas de thérapie mais souvent parce qu'on est plus capable d'accepter la situation dans laquelle on vit ou doit vivre.

Un Malade qui sait qu'il ne guérira jamais , qui souffre et prend toutes ses médications d'un seul coup pour en finie de façon conscient c'est un peu à titre personnel un cas qui ressemble au cas de Vincent Lambert.Si ce n'est que c'est le made lui même qui agit envers lui même.

La souffrance est-elle meilleur que la mort ?
Soulager un malade qui souffre n'est-il pas un acte qui irait contre la volonté de Dieu qui met à l'épreuve le dit malade? J'ai entendu ce genre de propos venant de la part de religieux.
Le souffrance consciente ou inconsciente d'un malade est-elle la seule qui pause questions?
Que faut-il penser de la souffrance de son entourage qui elle est bien une réalité.
Jésus nous demande de soulager la souffrance de ceux qui sont malade . avec les moyens que nous enseigne la parole de Dieu.

On ne vois plus ceux qui nous ont quitté et que nous avons aimé mais on y pense toujours.
Preuve que l'esprit ne meurt pas et c'est cet Esprit qui nous donne , nous croyants, l'espoir de nous revoir un jour dans un monde ou la souffrance et le mal n'auront plus aucun effet sur nous.

La mort pour un croyant n'est pas une fin en soi mais un renouveau aboutissant à la résurrection.
On Naît, On Vit, On Meurt , On est ressuscité par Dieu, qui nous jugera et nous fera renaître pour l’éternité dans SA GLOIRE.

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