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 La bible et l'écologie moderne

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MessageSujet: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyVen 11 Oct 2019, 13:25

Rappel du premier message :

11.10.2019

bonjour

Je vais me livrer à un exercice périlleux.

Me faire comprendre sans qu’il soit l’occasion de polémique. Il ne sera pas question d’opinions, de convictions, mais uniquement une tentative de remise en question d’éléments fondateurs. Il est clair que je ne suis pas sûre d’y parvenir. (oui, ce sera long… je n’ai pas su faire mieux, j’en suis désolée… pour votre temps si précieux, et, car beaucoup ne liront pas)

Pour cela, j’ai pris la liberté de sélectionner 2 textes. 2 textes qui s’opposent et permettent ainsi d’explorer différentes manières d’appréhender cette question que je vais tenter d’explorer.

Le 1er est une synthèse du livre « L’écologie, de la bible à nos jours ».
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Le 2e est un article : « Le néolithique, l’aube de la crise écologique ».
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Cette exploration ne sera pas exempte de biais, mais je tiens avant tout chose, à préciser que si la bible est utilisée, c’est uniquement, car il s’agit d’un texte ancien, et qu’il a eu un poids phénoménal dans notre histoire. Cela ne remet pas en cause la foi, où les enseignements spirituels que chacun peut en tirer. Il est question de réfléchir sur certains points précis et de nous remettre en question.


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Tonton




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MessageSujet: Re: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyLun 14 Oct 2019, 12:19

non
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MessageSujet: Re: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyLun 14 Oct 2019, 15:32

Tonton a écrit:
non

LOL

en quoi?

Si ca vient de moi....

ben demande à Caillou.... elle a lu sapiens.

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MessageSujet: Re: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyMar 15 Oct 2019, 01:48

La révolution néolithique
Jean-Paul Demoule
Juin 2011


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L’archéologie porte un regard renouvelé sur le Néolithique. Avec l’émergence des sociétés complexes s’effectue une rupture fondamentale de l’histoire humaine…

Qu'est-ce que le Néolithique ?
Le Néolithique est une période de la préhistoire marquée par l’émergence des premières sociétés agricoles sédentaires. Le terme signifie « pierre nouvelle » en grec. Il s’oppose à l’âge qui l’a précédé, dit de la « pierre ancienne », ou Paléolithique, qui est l’époque où les sociétés humaines vivaient de chasse, de pêche et de cueillette – c’est-à-dire 99 % de la durée de l’histoire humaine.

Les archéologues du XIXe siècle, au moment où l’on découvrait l’immensité des temps préhistoriques et où le récit biblique était peu à peu mis de côté, avaient remarqué que les haches en pierre polie étaient caractéristiques des époques les plus récentes. Ils parlaient donc également d’« âge de la pierre polie » pour qualifier le Néolithique, par opposition à l’« âge de la pierre taillée », notre Paléolithique qui l’avait précédé. En fait, ces haches polies, dont on sait maintenant qu’elles servaient à couper et travailler le bois, et qui devaient être taillées avant d’être polies, ne sont que l’un des outils de la panoplie en pierre du Néolithique. Pour le reste, la pierre continue à être taillée jusqu’à ce que le métal vienne très progressivement la remplacer avec l’âge du Bronze puis l’âge du Fer. On s’est plus tard aperçu que, bien plus fondamental que ce détail technique du polissage de la pierre, c’était l’invention de l’agriculture et de l’élevage qui définissait le Néolithique.

L’archéologue marxiste australien Vere Gordon Childe a qualifié dans les années 1930 de « révolution néolithique » cette transformation du mode de subsistance, sans nul doute la rupture la plus radicale de l’histoire des sociétés. Claude Lévi-Strauss considérait d’ailleurs qu’il n’y avait que deux véritables ruptures historiques dans l’évolution humaine, la révolution néolithique puis la révolution industrielle du XIXe siècle. Mais, d’une certaine manière, on peut dire que la seconde n’est que le prolongement, certes un peu éloigné, de la première. De fait, les sociétés qui ont fait le choix de l’agriculture ont progressivement éliminé de la surface de la planète, en quelques millénaires, les sociétés de chasseurs-cueilleurs, dont les dernières achèvent de mourir dans les endroits les plus inhospitaliers du globe.

Comment caractérise-t-on cette période ?
La domestication des animaux et des plantes suppose la sédentarité de l’habitat (exception faite du cas particulier des pasteurs nomades). Le meilleur contrôle des ressources alimentaires que permettent l’agriculture et le stockage, joints à la sédentarité, a pour conséquence un boom démographique continu. Chez les chasseurs-cueilleurs, qui nomadisent généralement en fonction de ressources saisonnières, les femmes ont en moyenne un enfant tous les trois ans. Le taux de fécondité passe à un enfant par an dans les sociétés agricoles traditionnelles, où il n’était régulé que par la mortalité infantile (de l’ordre de 50 %) avant que les progrès de la médecine viennent contrarier cette régulation, assurée maintenant par un certain contrôle des naissances.

Ce boom démographique entraîne la croissance indéfinie des groupes humains, alors que ceux de chasseurs-cueilleurs ne dépassaient pas en moyenne quelques dizaines d’individus. Les agglomérations d’agriculteurs ne cessent de croître en taille, avec un certain nombre de conséquences sur place (stress, épidémies, problèmes de ravitaillement, etc.). Jared Diamond, dans De l’inégalité parmi les sociétés, mentionne ainsi des analyses de squelettes montrant des chasseurs-cueilleurs en moyenne plus grands et en meilleure santé que les agriculteurs sur des territoires partagés : au IVe millénaire avant notre ère, en Grèce et en Turquie, les nomades mâles mesurent en moyenne 1,78 m, les sédentaires 1,60 m.

Une partie de cet excédent démographique se répand dans d’autres régions, jusque-là occupées par des chasseurs-cueilleurs qui seront repoussés ou assimilés. Toutefois, une fois l’ensemble des régions habitables annexé de cette manière extensive, apparaissent dès le Néolithique, à des vitesses variables selon l’espace et les ressources disponibles, de nouvelles formes sociales marquées par une complexité croissante et une organisation hiérarchique forte. Ces mutations sociales sont l’autre trait marquant du Néolithique, en sus du mode de subsistance. Elles s’accompagnent de tensions, visibles dans la généralisation de fortifications et les traces de violences.

Cet accroissement démographique continu oblige aussi, à espace disponible (on parle de « capacité de charge ») équivalent, à des « gains de productivité ». Du point de vue des techniques, une partie des outils (faucilles en silex, meules en pierre) avait déjà été inventée par les chasseurs-cueilleurs. Les haches polies sont un trait du Néolithique, auquel la poterie n’est pas toujours associée au départ (encadré p. 23) ; ces haches feront bientôt l’objet d’extractions quasi industrielles et d’échanges à longue distance. La traction animale (bovins, chevaux, puis chameaux, lamas, voire éléphants) va permettre des déplacements et un travail du sol plus efficace, de même que l’invention de la roue (sauf dans le Nouveau Monde) et de l’araire, la charrue primitive. Le métal y contribuera, mais très progressivement au fil des alliages : le cuivre, trop mou et d’abord matériau de prestige, est transformé en bronze, plus dur, par l’ajout d’étain, avant qu’apparaisse la métallurgie du fer. Le manque d’espace contraint à coloniser des régions moins propices, comme les îles, les zones montagneuses ou encore le bord des lacs. Les maisons lacustres sur pilotis, longtemps considérées comme emblématiques du Néolithique, ne sont en fait qu’une adaptation à ces milieux particuliers. 


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MessageSujet: Re: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyMar 15 Oct 2019, 01:49

Où le Néolithique est-il apparu ?
Le Néolithique apparaît en plusieurs régions du monde de manière indépendante, avec des espèces animales et végétales différentes : ce n’est donc pas un phénomène de diffusion à partir d’un point unique. Ces régions sont pour l’essentiel le Proche-Orient (où le Néolithique semble s’amorcer il y a approximativement 12 000 ans, avec la domestication, étalée dans le temps, du mouton, de la chèvre, du bœuf, du porc, du blé et de l’orge) ; la Chine (avec le porc, le chien, le poulet, le millet, le riz et peut-être en deux foyers à l’origine distinct, mais bientôt fusionnés, fleuve Jaune au nord et Yangtsé au sud) ; les Andes et le Mexique (avec le maïs, les courges, les haricots, la pomme de terre, l’avocat, le chien, le cobaye et le lama – mais aussi le coton et le tabac) ; le bassin du Mississippi (avec les courges, le tournesol et l’ansérine) ; la Nouvelle-Guinée (avec le taro et la banane) ; et peut-être le nord de l’Afrique (avec le bœuf, le mil et le sorgho).

Ces phénomènes indépendants se concentrent dans une tranche chronologique précise, entre 10 000 et 5 000 ans environ avant notre ère. C’est en effet la première fois qu’Homo sapiens, apparu quelques dizaines de milliers d’années plus tôt, se retrouve dans un environ­nement favorable, l’actuelle période in­terglaciaire, qui a débuté voici environ 12 000 ans.

Les formes de domestication peuvent être très variées. Le premier animal domestiqué, le chien à partir du loup, ne l’a pas été (ou très marginalement) pour l’alimentation, mais pour la protection et pour la chasse. Entre l’animal complètement sauvage et le complètement domestiqué, il existe de nombreux intermédiaires, comme l’abeille, le faucon, le furet, l’éléphant ou les animaux de compagnie. Dès le Néolithique, la chasse n’est plus pratiquée que marginalement et devient peu à peu un passe-temps, qui aura souvent une connotation aristocratique.

Les domestications originelles ont résulté d’une certaine familiarité avec des espèces propices, apprivoisées dans un premier temps, puis parquées et finalement domestiquées. De nombreuses espèces se prêtent à une forme d’apprivoisement si elle est effectuée dès leur plus jeune âge, que ces espèces aient ou non un intérêt alimentaire. De telles formes de coexistence s’observent encore de nos jours en Ama­zonie, par exemple. De même, pour les espèces végétales, certaines ont fait l’objet de cueillettes intensives et leur pousse a été favorisée au détriment d’autres (céréales, palmier à huile), avant une domestication proprement dite. La civilisation japonaise de Jômon (du XIIIe millénaire au VIe siècle avant notre ère) pratique même, à défaut d’agriculture, une forme de sylviculture en favorisant la pousse de variétés de chênes et de marronniers. Mais c’est là où une plante domestique a pu assurer majoritairement l’alimentation (blé, orge, riz, sorgho, millet, maïs) que les conséquences de la révolution néolithique ont été les plus fortes.

L’apparition même du Néolithique, d’abord dans des foyers relativement limités, tient ainsi à plusieurs séries de facteurs : la présence à l’état sauvage des espèces domesticables de faune et de flore ; mais aussi les techniques pour les exploiter (en particulier le stockage) ; et enfin des facteurs culturels. Il y aurait fallu l’idée même de la domestication et d’un rapport de domination vis-à-vis du monde naturel dans lequel les sociétés de chasseurs-cueilleurs se vivaient immergées (encadré ci-dessous). Un environnement trop favorable, comme celui des régions équatoriales, ne favorise pas une telle invention, l’agriculture réclamant plus de travail que la chasse et la cueillette, de même qu’un environnement trop défavorisé la rend impossible. C’est donc dans des zones intermédiaires qu’est apparue l’agriculture.

Un phénomène mondial


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Source : Peter Bellwood, First Farmers: The origins of agricultural societies, Blackwell, 2005.

Comment s'est-il diffusé en Europe ?
Le Néolithique s’est diffusé en Europe à partir du Proche-Orient. Au cours du VIIe millénaire, pour des raisons climatiques mais sans doute aussi politiques, les grandes agglomérations du Levant s’effondrent et leurs communautés se dispersent de manière extensive vers la Mésopotamie, l’Iran, l’Asie centrale, l’Égypte et aussi l’Anatolie.

C’est depuis cette dernière région qu’elles atteignent l’Europe balkanique, vers - 6500, à une époque où les détroits ne se sont peut-être pas encore formés et où le niveau marin est plus bas de plusieurs mètres. Dans un premier temps, elles se répandent dans toute l’Europe du Sud-Est mais aussi le long des côtes méditerranéennes, jusqu’en Espagne, s’en tenant dans un premier temps à des régions dont le climat est comparable à celui du Proche-Orient.
Mais à partir de - 5500, sous l’effet de la démographie croissante et après un temps d’adaptation des espèces domestiques et des hommes sur le front nord de la colonisation, le Néolithique gagne toute l’Europe tempérée, de la mer Noire à l’Atlantique et des Alpes à la Baltique, sous la forme de la culture « à céramique linéaire » (ou « rubané » ou « danubien »).

Vers - 4500, tout l’espace cultivable est occupé et les chasseurs-cueilleurs absorbés, ou peu à peu acculturés (comme dans le Nord de l’Europe ou dans les steppes et forêts d’Ukraine et de Russie). C’est à partir de ce moment que, dans l’espace désormais inextensible de la péninsule européenne, apparaissent les premiers phénomènes de complexité sociale archéologiquement visibles. 

Du croissant fertile vers l'ouest

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Source : François Giligny, in Jean-Paul Demoule (dir.), La Révolution néolithique en France, La Découverte, 2007.


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MessageSujet: Re: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyMar 15 Oct 2019, 01:50

Faut-il repenser l'origine des inégalités ?
La question de l’origine des inégalités est ancienne. Elle n’est pas seulement historique et archéologique, mais également philosophique, idéologique et politique. Elle est liée à la conception même que l’on se fait d’une société. Dès le XVIIe siècle s’opposent la vision de Thomas Hobbes et de son Leviathan (1651), pour qui l’homme est un loup pour l’homme, et la société « la guerre de tous contre tous » – d’où la nécessité d’un monarque fort –, et celle de Samuel von Pufendorf, dans Du droit de la nature et des gens (1672), où il estime que l’homme à l’état de nature est bon et qu’il vit en état d’« amitié générale » – thèse que reprendra Jean-Jacques Rousseau dans le Contrat social (1762).

Au XIXe siècle, la convergence de l’histoire, de l’ethnologie naissante puis de l’archéologie donne naissance aux grandes fresques évolutionnistes, marquées par Ancient Society de Lewis H. Morgan (1877) et L’Origine de la famille, de la propriété privée et de l’État (1884) de Friedrich Engels. Les sociétés humaines suivent un même trajet en neuf stades, depuis le Paléolithique (ou « sauvagerie ») jusqu’au capitalisme moderne, trajet idéal par rapport auquel elles sont plus ou moins avancées. L’agriculture, puis l’apparition de la surproduction et d’une élite qui se l’approprie pour divers motifs (pouvoir, désir de posséder plus, logistique de guerre permettant l’extension du territoire, etc.), expliquent le développement des inégalités sociales. Ce schéma simple a été rendu plus compliqué par les travaux des dernières décennies.

L’anthropologue Pierre Clastres a argumenté dans La Société contre l’État (1974) que la plupart des sociétés prévoient des mécanismes contre l’émergence d’inégalités et que celles-ci relèvent donc d’un dérèglement à expliquer. Quant à l’archéologie, elle a montré que le développement de sociétés de plus en plus complexes et inégalitaires n’était pas linéaire. De nombreux chercheurs estiment que l’on a assisté dans le passé à des effondrements (collapse en anglais, terme popularisé par Jared Diamond dans Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, 2005) de ces systèmes sociaux. Ce serait le cas bien connu de l’île de Pâques (pour laquelle on a parfois parlé d’un « suicide écologique », dont J. Diamond impute la responsabilité à la compétition de prestige opposant les élites de l’île, amenant à déboiser l’île pour édifier des statues), mais aussi d’autres civilisations néolithiques ; des phénomènes semblables s’observent en Europe. Par exemple l’érection des grands monuments mégalithiques atlantiques du Ve millénaire est suivie d’une période dépourvue de ces manifestations spectaculaires. En Amérique du Nord aussi, la spectaculaire civilisation mississippienne, avec ses pyramides de terre et ses villes qui ont pu compter jusqu’à 20 000 habitants comme à Cahokia, s’effondre peu de temps avant l’invasion européenne.

L’apparition des élites
Toutefois, le « kit inégalitaire », qui voit apparaître ensemble les différences sociales visibles dans le traitement des morts, la production afférente de biens de prestige, le développement de nouvelles techniques, mais aussi la violence (fortifications, traces de blessures), est-il propre au Néolithique ? En Europe, tous ces phénomènes convergent au cours du Ve millénaire avant notre ère et l’on qualifie parfois de « chalcolithique » (ou âge du cuivre) cette seconde partie du Néolithique, entre - 4500 et - 2200 environ. On objecte parfois que des phénomènes d’inégalités sociales et de violences peuvent s’observer bien avant. C’est une partie de la thèse de l’archéologue Brian Hayden dans L’Homme et l’Inégalité (2008), qui cite le cas spectaculaire de la tombe de Sungir, en Russie : un homme adulte a été inhumé il y a 25 000 ans avec une vingtaine de bracelets en ivoire, un bandeau de tête et des vêtements rehaussés de quelque 3 500 perles cousues, soit des milliers d’heures de travail. Des cas isolés de violences corporelles peuvent aussi s’observer ça et là à date ancienne, comme l’ont relevé les ouvrages de Lawrence Keeley sur Les Guerres préhistoriques (2009) ou de Jean Guilaine et Jean Zammit Sur le sentier de la guerre. Visages de la violence préhistorique (2000). Des fouilles récentes ont montré d’impressionnants massacres de masse dans le premier Néolithique européen de l’Europe tempérée, sur les sites allemands de Talheim et de Herxheim, avec des évidences de cannibalisme.


De cela, il résulte que la violence entre mâles humains semble attestée à peu près à toutes les époques. Mais c’est seulement à partir du Néolithique que s’institutionnalisent, clairement et à grande échelle, à la fois les inégalités sociales patentes (tombes princières, monuments funéraires) et les violences (fortifications, blessures, massacres). Ces formes inégalitaires supposent certes la possibilité de produire des biens de prestige (haches de parade, bijoux en cuivre ou en pierres semi-précieuses, mégalithes), mais deman­dent surtout la capacité de persuader le reste de la société de l’utilité et de la nature intrinsèquement différente des élites, une forme de [......] de l’imaginaire que l’archéologie illustre par la multiplication des activités cérémonielles à cette époque. B. Hayden en donne des exemples empruntés à l’ethnologie, et qui concer­nent déjà des sociétés complexes. Reste à comprendre l’énigme de la « servitude volontaire » : pourquoi les dominés acceptent-ils leur domination ?

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MessageSujet: Re: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyMar 15 Oct 2019, 01:52

Quel impact le Néolithique a-t-il eu sur l'environnement ?
L’impact du Néolithique sur l’environnement a été radical. Même si les sociétés postérieures ont marqué de plus en plus leur empreinte dans le paysage – le « forçage » disent les environnementalistes – celle du Néolithique a été irrémédiable. Il s’agit en particulier des premiers déboisements, par la hache et par le feu, qui font qu’il n’y a pratiquement plus de forêts primaires dans le monde, en tout cas pas en Europe. Si la forêt tempérée a réussi à s’y reproduire au fil du temps, même sous une forme dégradée, la forêt méditerranéenne originelle a presque entièrement disparu – il n’en subsiste en France que le parc naturel de l’île de Port-Cros. Les paysages de garrigues, de maquis, ou même complètement dénudés que nous contemplons sur les bords de la Méditerranée, de l’Espagne à la Grèce, sont donc artificiels, dus à l’effet des déboisements intensifs commencés au Néolithique. En outre, l’élevage de chèvres et de moutons a accéléré le processus, ces animaux broutant au fur et à mesure les jeunes repousses des arbres, tandis que les régimes de pluie méditerranéens lessivaient les sols.

De fait, l’archéologie retrouve bien, même en dehors des habitats, les traces de ces incendies volontaires, tout comme celles des ravinements des sols. Ces ravinements et les alluvions ainsi entraînées par les précipitations et les cours d’eau vont parfois permettre d’occuper des zones jusque-là marécageuses, qui vont peu à peu être comblées puis exploitées et habitées. La pratique d’une agriculture irriguée introduit aussi des modifications dans le paysage. Mais les régions aux sols les plus fragiles doivent être régulièrement abandonnées.

La domestication des animaux et des plantes constitue aussi les premières manipulations sur le vivant. Les animaux parqués puis sélectionnés, en privilégiant à chaque génération les plus dociles et en modifiant leur mode de vie et leur alimentation, se transforment physiquement. L’effet le plus visible est la réduction progressive de leur taille, les races animales que nous connaissons datant cependant pour l’essentiel du XIXe siècle. La castration des bœufs, dès le Néolithique, est une autre intervention majeure. Les animaux domestiques vont croître indéfiniment en nombre, posant de nouveaux problèmes, depuis les maladies transmissibles à l’homme (dès le Néolithique) jusqu’aux fameuses émissions de méthane. Les animaux restés sauvages vont connaître une réduction drastique de leur biodiversité. Ainsi les aurochs, qui pullulaient dans la forêt primaire européenne, disparaissent définitivement au XVIIe siècle, malgré des tentatives actuelles de reconstitution, ou encore les grands carnivores (il existait au Néolithique un lion d’Europe).

Ces transformations environnementales vont affecter les humains eux-mêmes, avec un mode de vie de plus en plus sédentaire (le fameux mal de dos moderne) et une alimentation transformée. Les nourritures moins solides et plus sucrées, issues de la transformation des céréales, provoquent entre autre une augmentation spectaculaire des caries. Mais une meilleure alimentation a eu pour effet, du moins au cours des deux derniers siècles et dans les pays industrialisés, une importante croissance de la stature humaine.

La poterie fut-elle inventée avant ou après l'agriculture ?
Nous lions spontanément poterie et Néolithique, car les deux sont associés en Europe. Au Proche-Orient en revanche, d’où est issu le Néolithique européen, la poterie n’apparaît qu’au VIIe millénaire, près de trois millénaires après l’invention de l’agriculture. Symétriquement, la poterie est présente chez de nombreuses populations de chasseurs-cueilleurs. Le plus ancien travail de l’argile cuite est attesté dans la civilisation gravettienne d’Europe centrale, il y a 25 000 ans, y compris avec des figurines en cette matière. Une course est engagée actuellement entre les archéologues du Japon, où l’on situait jusqu’alors les plus anciennes poteries connues (vers - 14 000 avec le début de la culture de Jômon), et ceux de la Chine, où des dates de - 18 000 viennent d’être proposées pour les poteries, relativement grossières, à fond pointu, de la grotte de Yuchanyan dans le Hunan. La culture nippone de Jômon continuera pendant plus de 13 000 ans la tradition de poteries, de plus en plus élaborées, dans une économie de chasse, de pêche et de cueillette. Dans le Nord de l’Afrique, les premières poteries, datées d’environ - 8 000, précèdent largement l’agriculture. Tout comme en Amérique, où les plus anciennes poteries sont datées de - 5 000 en Amazonie, région à partir de laquelle cette technique se répandra parmi les sociétés agricoles. 

La culture des jardins
On distingue parfois l’agriculture, comprise comme la culture dans des champs (ager en latin), de l’horti­culture, ou de la culture dans des jardins (hortus en latin). Toutefois, l’agriculture au sens large englobe également l’élevage des animaux domestiques : le salon de l’Agriculture, ou le ministère du même nom, traitent évidemment des deux, que le bon Sully réunissait sous la célèbre formule de « labourage et pâturage ».

Le terme d’horticulture désigne dans nos sociétés industrielles la culture des potagers et des jardins, donc une agriculture d’appoint, sinon ornementale. C’est aussi le terme de « jardin » (gradina dans les langues slaves du Sud) qui désigne les lopins de terre cultivés à l’échelle familiale (vigne, tomates, arachides, tabac, etc.), à côté des grandes cultures en plein champ, dans certains pays d’Europe. Dans les pays tropicaux, un certain nombre de plantes comme l’igname ou le taro nécessitent des soins attentifs et, dans les sociétés traditionnelles, sont cultivées au niveau de la cellule familiale, souvent par les femmes, dans des parcelles de petite taille protégées des prédateurs par des clôtures. On parle alors d’horticulture pour cette forme particulière d’agriculture. C’est le cas des premières formes agricoles observées en Nouvelle-Guinée, l’un des foyers indépendants de la domestication des plantes, avec celle du taro et de la banane. 

Une révolution des symboles
Les sociétés de chasseurs-cueilleurs se représentent elles-mêmes comme immergées dans la nature, les humains à l’égal des animaux – la chasse nécessaire de ces derniers faisant l’objet de demandes et de remerciements auprès des entités surnaturelles compétentes. La « révolution néolithique », où la nature est perçue comme domesticable et à domestiquer, présuppose un bouleversement des mentalités.

L’archéologue Jacques Cauvin postule ainsi, dans Naissance des divinités, naissance de l’agriculture (1997), qu’il y aurait eu, comme préalable à cette révolution technique et économique, une « révolution des symboles » dans la vision du monde de ces sociétés. Il s’appuyait sur le fait que des sacrifices de taureaux et des rituels autour de figurines féminines semblaient précéder, ou au moins accompagner, la révolution néolithique au Proche-Orient. Si l’on connaissait le rôle majeur que la déesse-mère et le taureau joueront plus tard dans les panthéons orientaux historiquement connus, on estimait avant lui que ces cultes devaient être une conséquence et non un préalable à la révolution néolithique. Selon l’ancienne hypothèse, les dispensateurs de nourriture ou de pouvoir que se seraient révélés le taureau et la déesse-mère nourricière n’auraient été vénérés qu’une fois la sédentarisation effective.

Toutefois, les causes de cette « révélation » prénéolithique restent elles-mêmes inexpliquées et la thèse de J. Cauvin sans doute insuffisamment argumentée. Si l’apparition de l’agriculture et de l’élevage a certainement résulté à chaque fois d’une multiplicité de facteurs de nature diverse, cette thèse a néanmoins eu le mérite d’attirer également l’attention sur les facteurs idéologiques et culturels d’une telle invention. 


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Voilà un autre résumé.........

Histoire de montrer, que j'invente pas un truc pour embêter tonton.
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MessageSujet: Re: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyLun 17 Fév 2020, 12:32

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Le « naturalisme » est-il le nouvel ennemi de l’écologie ? On a posé la question à Baptiste Morizot


Dans ce grand entretien, le philosophe, qui s’est fait connaître grâce à ses livres sur les loups, évoque l’avenir de la pensée écologique, la grâce du chevreuil, et l’acte de saler ses plats.


Longtemps, les défenseurs de la nature ont dénoncé le capitalisme, tenu pour responsable de la destruction de la planète. Le mot d’ordre était : halte aux multinationales qui polluent ! Mais une nouvelle vague de militants a entrepris de descendre dans les sous-sols de la modernité et de détricoter jusqu’aux fondements de notre rapport au monde. Son nouvel adversaire : le « naturalisme ».

Le « naturalisme », c’est la propension de l’esprit contemporain à séparer l’homme (et tout ce qui va avec : les sociétés, la raison, la technique, le langage…) de la nature. Ce mode de pensée a été décrit par l’anthropologue Philippe Descola qui en a fait l’une des quatre façons de « composer le monde » - les trois autres étant l’animisme (chez les Amérindiens), le totémisme (chez les Aborigènes) et l’analogisme (la tradition chinoise ou médiévale).


Egalement inspirée par les philosophes Bruno Latour et Isabelle Stengers, la critique du « naturalisme » pointe souvent du doigt Descartes et le développement de la science occidentale. Devenue « objet » du savoir, la « nature » est perçue comme un gigantesque entrepôt de matières premières dans lequel nous pouvons puiser sans restrictions ni limites. Ainsi, on entend parfois que, pour faire face à la crise écologique, nous ferions bien de nous inspirer de l’animisme des peuples amérindiens…

Le dernier livre du philosophe Baptiste Morizot, « Manières d’être vivant » (Actes Sud), s’inscrit dans ce mouvement critique, tout en le renouvelant. L’auteur lui-même semble en être une incarnation puisqu’il a joint le geste à l’écrit en allant habiter dans le Vercors où il piste les loups. Sa philosophie du pistage essaime dans le grand public grâce au succès du roman « Les Furtifs » (La Volte, 2019), de son camarade Alain Damasio. Il est aussi membre d’une internationale naissante, reliant des philosophes comme Emilie Hache, Pierre Charbonnier, Vinciane Despret, etc.

Nous l’avons rencontré lors d’un passage à Paris pour une déambulation dans le futur de la pensée écologiste.

interview:
 
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MessageSujet: Re: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyLun 17 Fév 2020, 21:00

Waow merci ! Très intéressant Baptiste Morizot !
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MessageSujet: Re: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyMar 18 Fév 2020, 02:47

Quand je suis tombée sur l'article, ca m'a rappelé ce fil où j'avais ramé pour faire comprendre ce que j'avais en tête.

Comme quoi on ne s'improvise pas philosophe. Là, c'est exactement ce que j'avais voulu transmettre à l'époque.

(c'est toujours rassurant de constater que d'autres ont tiré les mêmes conclusions face à de nouvelles données ou de nouveaux travaux.)
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Tonton




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MessageSujet: Re: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyMar 18 Fév 2020, 03:54

J'ai toujours pas compris ce que faisait faire la bible dans le titre de ce sujet.
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MessageSujet: Re: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyMar 18 Fév 2020, 09:10

Tonton a écrit:
J'ai toujours pas compris ce que faisait faire la bible dans le titre de ce sujet.

L'homme y est créé à part dans une nature qui lui sert de simple décor et de ressource.

"
Et Dieu les bénit, et il leur dit: " Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, et dominez sur les poissons de là mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre. "



On est loin de l'animisme... cette cosmogonie fait le lit du naturalisme non?
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badrr




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MessageSujet: Re: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyMar 18 Fév 2020, 11:53

merci pour le texte de Baptiste Morizot .

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Tonton




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MessageSujet: Re: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyMar 18 Fév 2020, 12:27

*Encelade* a écrit:
Tonton a écrit:
J'ai toujours pas compris ce que faisait faire la bible dans le titre de ce sujet.

L'homme y est créé à part dans une nature qui lui sert de simple décor et de ressource.

"
Et Dieu les bénit, et il leur dit: " Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, et dominez sur les poissons de là mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre. "



On est loin de l'animisme... cette cosmogonie fait le lit du naturalisme non?

non, car la connaissance du contenu biblique montre que justement bien des mises en garde se font sur cette cupidité autour de la notion de propriété.

il est question de trésor que l'on creuse de ses mains pour se construire de fausses idoles et d'un état de transhumance qui nous conduit vers un jeun des biens terrestres. Quand on parle de " demeure ", dans les évangiles, on parle d'une demeure qui n'est pas sur terre, mais dont l’accès est autorisé à ceux qui ne négligent pas la loi d'un bien commun dans un principe justement de descendance inter générationnelle .

Bien sûr que l'on peut se " nourrir " -( ... ), mais l'idée est de pas remplir des greniers uniquement pour son bien personnel et au contraire savoir partager ce que l'on a. La bible met en garde ceux qui remplissent leur coffre fort sans que ce soit une nécessité pour l’existence.

D'ailleurs je ne pense pas que si tout le monde s'accorde à dire que l'humanité est l’espèce dominante, ce soit par la volonté d'un Dieu auquel tout le monde ne croit pas.

Maintenant, est ce que la religion, notamment le christianisme ( parlant de ce que je connais ) a été défaillant dans l'idée à transmettre ? oui, affirmatif, puisqu'il a fait preuve dans son histoire de la même cupidité dans son sectarisme en s'appropriant Dieu comme d'autres s'approprient les richesses de la planète.

Ce n'est pas un livre, autant s'appelle t-il qui est responsable de ça, mais le non respect de certains principes; des lois de bien commun que les chrétiens ne respectent pas eux même, en raison de cette cupidité humaine qui consiste à vouloir plus qu'il n'en faut.

Tu fais comme BC, tu pars d'un verset en le sortant de son contexte en brodant dessus des propos qui n'en parle jamais.

Néanmoins, je suis d'accord pour dire que le christianisme s'est montré défaillant, ce qui a conduit à son rejet quand tout le monde a compris que finalement il ne servait que des intérêts personnels ( donc en contradiction évangélique ).

De ceci a surgi l'idée de se débrouiller dans des valeurs humaines qui furent effectivement négligé au profit d'une autorité dogmatique.

Donc il faut tenir compte aussi de l'impact que représente le siècle des lumières, mais dans des conséquences que les penseurs du positivisme n'avaient pas envisagé.

Car l'humain en voulant construire son petit paradis, par lui même, a généré l'ère de l'industrie, puisque ce qui suit le siècle des lumières n'est pas une société idéalisé telle que la concevaient Conte ou Barjavel, mais plutôt un société industrielle.

Néanmoins je répète qu'effectivement le christianisme est aussi responsable de par sa négligence et dans son fantasme d'instaurer l’église du Christ sur toute la planète par ses propres moyens, comme on dit : on attendait le retour du Christ mais c'est l'église qui s'est construite.

Implication religieuse certes, mais implication biblique non, car justement quand on lie la bible, on se demande justement ce que fabriquent les religions.
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MessageSujet: Re: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyMar 18 Fév 2020, 13:19

badrr a écrit:
merci pour le texte de Baptiste Morizot .


tu te souviens de notre discu sur "je ne sais plus quel fil" sur le naturalisme et Descola?

Là c'est si bien expliqué... j'en suis restée pantoise!
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badrr




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MessageSujet: Re: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyMar 18 Fév 2020, 14:31

*Encelade* a écrit:
badrr a écrit:
merci pour le texte de Baptiste Morizot .


tu te souviens de notre discu sur "je ne sais plus quel fil" sur le naturalisme et Descola?

Là c'est si bien expliqué... j'en suis restée pantoise!

Oui , je m'en rappelle . En fait je pense que l'Homme est devant un gros foutoir , sa chambre est tellement en désordre qu'il ne sait pasz par quoi commencer . Après il y Aura nécessairement la volonté de tout jeter à la poubelle ou de Trier ce qui est nécessaire et ce qui l'est moins , voire pas du tout . Mais là nous commençons à nous dire qu'on ne peut plus continuer comme ça et qu'il devient urgent de nettoyer la baraque .

J'ai eu du mal Avec les propos de Descola , et d'où ma confusion entre façon de penser et façon d'être et surtout notre positionnement dans le monde .

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MessageSujet: Re: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyMar 18 Fév 2020, 15:41

badrr a écrit:
*Encelade* a écrit:


tu te souviens de notre discu sur "je ne sais plus quel fil" sur le naturalisme et Descola?

Là c'est si bien expliqué... j'en suis restée pantoise!

Oui , je m'en rappelle . En fait je pense que l'Homme est devant un gros foutoir , sa chambre est tellement en désordre qu'il ne sait pasz par quoi commencer . Après il y Aura nécessairement la volonté de tout jeter à la poubelle ou de Trier ce qui est nécessaire et ce qui l'est moins , voire pas du tout . Mais là nous commençons à nous dire qu'on ne peut plus continuer comme ça et qu'il devient urgent de nettoyer la baraque .
oui mais d'hab... quand je nettoies... ca m'a tellement pris la tête, que je laisse le bordel s'accumuler jusqu'au prochain ras le bol!
Citation :
J'ai eu du mal Avec les propos de Descola , et d'où ma confusion entre façon de penser et façon d'être et surtout notre positionnement dans le monde .


du mal? dans quel sens?

Du mal à comprendre ou pas d'accord avec cette manière de faire des cases?

Perso, j'ai du mal à l'expliquer, c'est pourquoi j'aime beaucoup comment morizot a synthétisé les choses... l'aspect prendre des leçons de l'animisme mais sans sombrer dans le mysticisme. La valeur intrinsèque de chaque être, notre ascendance commune, toussa, toussa.

L'aspect "négociation quotidienne avec d'autres êtres vivants" me parle beaucoup... c'est là que la façon de penser influe sur la façon d'être et d'agir. Moins d'anthropocentrisme et l'ouverture de notre socialité à l'ensemble du vivant...

Bref Wink
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MessageSujet: Re: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyMar 18 Fév 2020, 16:06

encelade a écrit:
du mal? dans quel sens?

Du mal à comprendre ou pas d'accord avec cette manière de faire des cases?

Perso, j'ai du mal à l'expliquer, c'est pourquoi j'aime beaucoup comment morizot a synthétisé les choses... l'aspect prendre des leçons de l'animisme mais sans sombrer dans le mysticisme. La valeur intrinsèque de chaque être, notre ascendance commune, toussa, toussa.

L'aspect "négociation quotidienne avec d'autres êtres vivants" me parle beaucoup... c'est là que la façon de penser influe sur la façon d'être et d'agir. Moins d'anthropocentrisme et l'ouverture de notre socialité à l'ensemble du vivant...

J'avais perçu en lisant des propos de Descola , un discours eurpéanocentriste . je me suis dit encore un type qui vient nous dire que la référence est l'Europe et son histoire pour ensuite assimiler tout les reste comme une europe mais en Retard .
Déjà , ces discours là , je n'en peux plus et je ne Cache pas ma paranoïa .
Puis ensuite , j'ai compris qu'il n'était pas question d'européanocentrisme mais d'anthropocentrisme , Avec le fait qu'il y ait eu métissage .

Non , les 4 cases dont il parle ne me dérange pas tant que ça , mais il n'est pas question de façon de penser mais une façon de se situer dans le monde et une façon d'être dans ce monde .

J'avais en Effet lu le témoignage d'un gars , je ne sais plus où , je crois que c'était en amazonie ou en Afrique .
Le gars avait décidé de jouer Avec les enfants du village , et leur dit qu'il avait caché un objet et que le premier qui le retrouvait aallait gagner un Prix .
Les enafnts ont cherché et lorsqu'un enafant a trouvé l'objet , ils l'ont tous ramené Ensemble . Le chercheur leur demanda qui est ce qui l'a trouvé afin qu'il puisse lui donner le Prix . Les enfants ont répondu qu'ils avaient trouvé l'objet Ensemble et qu'ils ont tous gagné , et cela pour ne pas à être seul .

J'écris de mémoire , mais cela m'avait fait sourire , car dans nos sociétés civilisées on encourage à être le meilleur , le premier et cela au détriment des autres .



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MessageSujet: Re: La bible et l'écologie moderne   La bible et l'écologie moderne - Page 2 EmptyMer 19 Fév 2020, 14:04

hier j'ai écouté ça:
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y a la version écrite aussi Wink
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